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Les
heures de Taney |
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C’est un petit
pays d’alpes calcaires, avec des flambées de grès rouge et du
schiste noir. Ses plus hauts sommets dépassent de peu deux mille
mètres. Ils sont taillés en tours, dressés en murailles, tendus de
larges pans de gazon.
Ils ont des vides aériens, des pitons pyramidaux, de douces
prairies, de la grâce, du charme. Ils ne
sont pas célèbres. |
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De prime abord, on pense que le tour en sera vite fait. Trente
ans plus tard, on y retourne encore. Parce que l’on y a laissé
beaucoup de soi : des rêveries, des heures légères, l’esprit
plus clair, une âme pacifiée. Tout ce que le train du monde nous
dispute ou nous défend.
Daniel Anet |
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